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La Donnée prend de la Valeur uniquement si on l'active

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Pour le groupe Covéa, la donnée est un enjeu historique.

Elle n'a eu de cesse d'évoluer, particulièrement ces dernières années.

ITW : Xavier Illy, Responsable Support Digital UX et Data Lab chez Covéa

QUELLES SONT LES MISSIONS QUI VOUS SONT ACTUELLEMENT ASSIGNEES ?

Au sein de la direction digitale et Innovationdu groupe Covéa (GMF, MAAF, MMA), je suis en charge d'un périmètre allant des briques digitales telles que la Data Management Plateform (DMP), le web analytics, la personnalisation des sites... jusqu'au big data lab en passant par l'ergonomie (UX). Un domaine dont le liant est la donnée. La mission est simple : faire de la donnée un élément de développement en fournissant des expériences toujours plus riches et pertinentes aux clients.

COMMENT VALORISEZ-VOUSLA DONNEE ?

Une des marques du groupe d'assurance Covéa a été créée en 1828 (MMA) et une autre en 1934 (GMF) et pourtant notre métier repose sur la data ! De plus, la donnée est notre actif industriel principal ! Notre valeur se fait sur l'expérience client et les services proposés. Nous valorisons les données, notamment sur trois axes : la connaissance des risques, des clients et de l'efficacité opérationnelle. De plus, nous étudierons aussi toutes les nouvelles opportunités que peuvent représenter les objets connectés et les services connexes. De manière générale, la donnée prend de lavaleur uniquement si on l'active. Sinon, c'est uniquement un coût pour la collecter, la stocker, la sauvegarder.

COMMENT S'EST ETABLIE LA GOUVERNANCE DE LA DONNEE CHEZ COVEA ?

Que souhaitons-nous obtenir avec la gouvernance de la donnée à l'ère du big data ? Rien de nouveau, nous ambitionnons d'avoir une donnée de la meilleure qualité possible, documentée et avec une fraicheur suffisante pour servir nos usages assurantiels et réglementaires. Ces différents points sont amplifiés par les nouvelles briques digitales dont les données ont une valeur très forte sur un temps très court. Le tout combiné au big data pour décloisonner tous ces éléments, nous pouvons donc mesurer l'importance d'une gouvernance et des "data owners". Si nous faisons un peu d'anticipation maintenant, dans trois à cinq ans, nous aurons de plus en plus de capacités prescriptives qui s'appuieront tout autant sur des algorithmes que sur une donnée de qualité. La gouvernance est donc un thème que nous n'avons pas fini de faire évoluer. Enfin, chez Covéa nous n'oublions pas non plus la gouvernance de la donnée externe : open data, 3rd party, etc.

COMMENT GEREZ-VOUS LES CONTRAINTES REGLEMENTAIRES RELATIVES A L'USAGE DES DONNEES ?

Bien évidemment Covéa prend les différentes réglementations très aux sérieux. Aujourd'hui, un de nos chantiers majeurs est l'adaptation de nos systèmes et processus au règlement européen sur la protection des données (REPD). Mais en plus des réglementations, et parce que nous sommes un groupe d'assurances mutuelles, nous avons ce que la loi nous permet. Et dans ce cadre, ce que nous nous permettons d'agir en rapport à nos valeurs et à notre éthique. Par ailleurs, pour tous ceux qui valorisent la donnée, que ce soient les chargés d'études ou les Data Scientists, nous avons une charte interne d'utilisation de la donnée.

LES MISSIONS A VENIR DU CHIEF DATA OFFICER

En tout premier, je pense que la fonction de Chief Data Officer est beaucoup plus pérenne que celle du Chief Digital Officer. Cela étant dit, je suppose que son rôle de chef d'orchestre va perdurer. De plus, j'imagine que la technologie ne s'arrêtera pas. De nouvelles briques générant de la donnée apparaitront à l'instar des DMP il y a trois ans. Ses missions seront peut-être moins orientées culture de la donnée une fois que la démocratisation et la montée en compétences des sociétés seront réalisées. Il restera sûrement l'échange et la promotion des bonnes pratiques et à faire vivre les instances de gouvernance. Peut-être aussi à s'assurer que les nouvelles briques ne recréent pas de nouveaux silos dans l'organisation. Ne négligeons pas non plus son rôle auprès de la direction. Et puis peut être que le prochain chantier du Chief Data Officer concernera la gouvernance des algorithmes et de l'Intelligence Artificielle ?

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