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Paiement mobile : quelle stratégie gagnante adopter ? - part 1

Le paiement mobile est aujourd'hui une réalité dont l'usage s'est développé grace à l'explosion des smartphones et tablettes. Face à la multitude de solutions disponibles sur le marché, comment s'y retrouver pour les commerçants ?

Il y a désormais plus de possesseurs de téléphones mobiles que de toilettes dans le monde, d'après un rapport des Nations Unies de 2013. Les mobiles, et en particulier les smartphones, sont les principaux vecteurs de la transformation digitale, qui affecte désormais tous les secteurs d'activité. Les mobinautes sont constamment connectés et commercent depuis n'importe quel terminal, mobile, tablette ou ordinateur ; payer en un clic de façon simple et sécurisée est devenu un besoin fort partagé par des millions de personnes. Ils attendent également davantage de commodité et de rapidité dans leurs interactions ainsi qu'un très haut niveau de sécurité, et sont de plus en plus sensibles à la protection de leurs données personnelles. Le paiement mobile représente pour les commerçants de nombreux avantages : développer des ventes adaptées au contexte du client, ou de nouveaux parcours en point de vente, améliorer significativement l'efficacité de leur animation commerciale, et proposer de nouvelles expériences clients complètement digitales.

DE QUOI PARLE-T-ON QUAND ON PARLE DE PAIEMENT MOBILE ?

Le paiement mobile désigne toutes les possibilités de paiement impliquant un appareil mobile (smartphones ou tablettes), que ce soit en proximité ou à distance. Au coeur des usages du paiement mobile, le porte-monnaie électronique, souvent appelé "wallet", permet de réaliser de manière sécurisée et rapide de nombreuses transactions sur son mobile : paiement via des cartes ou comptes bancaires, mais également utilisation de cartes de fidélité, privatives, ou d'identité, de coupons, de comptes pré-payés, etc.

Depuis 2010, les initiatives de wallets se sont multipliées sur le marché, ce qui a créé des risques, mais aussi des opportunités pour les acteurs de l'industrie des paiements. Par exemple, des systèmes de cartes tels que Visa ou MasterCard ont lancé leur wallet. Certains ouvrent leur solution et permettent aux émetteurs d'utiliser leur propre infrastructure. Pour les banques, il s'agit d'un moyen innovant de développer la relation et la connaissance de leurs clients. Il existe trois catégories de wallets :

  • Les wallets bancaires, proposés par une ou plusieurs banques à leurs clients, ou à n'importe quel utilisateur : en France, les principaux wallets bancaires sont Paylib, proposé par BNP Paribas, Société Générale, La Banque Postale, Crédit Agricole, Crédit Mutuel Arkea, Boursorama, et Hello Bank ; S/Money, du groupe BPCE, et le dernier arrivé, Wa !, une initiative ouverte portée par BNP Paribas avec des commerçants tels que Carrefour.

  • Les wallets portés par des acteurs du numérique : des géants tels que Paypal, Alipay, Apple, mais aussi des startups telles que Lydia, ou Fivory en France.

  • Les wallets commerçants, qui intègrent la fonction de paiement mobile directement dans l'application mobile de celui-ci : en France, Voyages-SNCF, McDonald's ou AccorHotels, par exemple.

Ces wallets peuvent pour la plupart être utilisés aussi bien dans le cadre de paiements à distance que de proximité ; dans ce dernier cas, plusieurs technologies peuvent être utilisées pour faire le lien entre le smartphone du client et le point de vente :

  • Le code-barres, dont les QR codes, est la solution la plus simple et universelle : il s'agit de lire un code-barres (le plus souvent à deux dimensions), soit sur un écran du point de vente avec l'appareil photo du mobile du client, soit sur l'écran de son mobile avec une douchette du point de vente.

  • Le sans contact ou NFC (Near Field Communication) est la technologie portée par les systèmes de cartes, et déjà utilisée aujourd'hui pour les cartes de paiement ou de transport sans contact. Intégrée dans quasiment tous les smartphones aujourd'hui, elle permet une communication standardisée avec un terminal de paiement. Le support du mode Host Card Emulation (HCE) par Android, puis par les réseaux de paiement internationaux, permet aux banques de déployer simplement et rapidement des cartes virtuelles sur les mobiles Android de leurs clients. Sur iPhone, ce mode n'est pas disponible, et la banque doit passer un accord avec Apple afin de déployer ses cartes dans Apple Pay, le wallet d'Apple.

  • D'autres technologies, telles que le Bluetooth Low Energy, sont actuellement testées, et promettent une meilleure expérience client, mais nécessiteraient une standardisation afin de permettre un déploiement plus large.

LES ACHATS SUR MOBILE SONT DEJA UNE REALITE

Le m-commerce est déjà une réalité. Selon la Fevad, 26 % du chiffre d'affaires e-commerce est réalisé sur un mobile ou une tablette. Il s'agit donc d'un élément indispensable à considérer pour les marques et commerçants dans leur stratégie e-commerce, et même en point de vente, car il leur apporte des opportunités majeures. Tout d'abord la possibilité de multiplier les occasions de vente en permettant à chaque détenteur de smartphone ou tablette d'accéder à la boutique en ligne ou et quand il veut. Par ailleurs, pour faciliter l'animation commerciale en point de vente et simplifier l'acte d'achat en présentant en une seule fois sa carte de fidélité, ses coupons et ses moyens de paiement.

Le paiement mobile en point de vente n'est pas encore une réalité en France ; cependant, ce mode de paiement est déjà bien utilisé outre-Atlantique : en 2014, selon une étude d'Accenture, 42 % des porteurs de smartphones américains avaient déjà réalisé une transaction de paiement mobile en magasin. L'introduction d'Apple Pay et de Paylib sans contact devrait probablement contribuer fortement à l'adoption et au déploiement, et d'ores et déjà, certains marchands tels que McDonald's développent l'usage intermédiaire du Pay & Collect.

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